Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 18:02
Douze-ans-chez-les-r.jpgVoici le témoignage de Frédéric Delorca qui raconte à la première personne son engagement dans un combat anti-impérialiste tout au long des années 2000. Depuis la création d’un site d’information alternative sur la Yougoslavie, en 1999, suite à son voyage à Belgrade en plein embargo, jusqu’aux actions contre les grands conflits de la mondialisation - Kaboul, Bagdad - ou des opérations néo-coloniales plus localisées - Beyrouth, Abidjan, Tripoli -, Frédéric Delorca évoque ici le point de vue des victimes de l’ingérence occidentale, les décalages de point de vue par rapport aux débats européens sur ce thème, les initiatives de certains militants et intellectuels connus ou anonymes qu’il a fréquentés pour résister à l’interventionnisme dominant.
(version actualisée de "10 ans sur la planète" - Thélès 2008)
Peut être commandé ici http://www.edilivre.com/douze-ans-chez-les-resistants.html
ou ici http://www.amazon.fr/Douze-Ans-Chez-Ra-Sistants/dp/2332469796/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1324400699&sr=8-1
Par 10 ans sur la planète résistante
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 23:02

Le livre de Frédéric Delorca "10 ans sur la planète" (Editions Thélès 2008) épuisé paraîtra en décembre en version actualisée chez Edilivres sous le titre "Douze ans chez les 'résistants' ". Vous y retrouverez les grandes étapes de l'ingérence occidentale (ou occidentaliste) dans le monde depuis 1999 et la trace d'actions militantes menées ici et là pour contrer ces formes de néo-colonialisme. Dix-ans-sur-la-planete-resistante.jpg

 

 

Par Douze ans chez les "résistants"
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:55
Lundi 17 novembre 2008

Comme les textes de Jean Lévy, il s'agit du journal d'un militant engagé dans les causes de la gauche de gauche, celle qui refuse le conformisme de la gauche officielle et endormie.  L'auteur (avec qui j'ai pas mal échangé par courriel sur divers sujets) est un cadre supérieur, un peu gêné de vivre confortablement dans une société qui organise à son plus grand profit l'exploitation du reste de la planète. On suit ainsi un parcours - qui est en grande partie le mien - d'un européen d'abord sceptique, devenu farouchement opposé à l'Union européenne.


A force de voir celle-ci le plus souvent engagée, derrière les Etats-Unis, dans des causes peu défendables, Frédéric Delorca devient un dissident. Certes, le statut de dissident dans une démocratie moderne est moins dangereux qu'en Union soviétique. On court surtout, à défendre des idées suspectes, le risque de ne plus être invité dans les cocktails. Ou celui, plus ennuyeux, de passer pour un anormal auprès de ses collègues de bureaux. Ou celui, également gênant, de trouver le plus grand mal à faire éditer des livres qui, s'ils étaient de qualité inférieure mais "bien pensants" trouveraient sans peine les chemins des librairies. Bref, le récit des dix années militantes de Frédéric Delorca est celui de la difficulté qu'il y a à percer, se faire entendre, lorsqu'on cherche à penser librement, contre, ou même simplement à l'écart des médias dominants.


Il est spécialement difficile de heurter le conformisme des grands médias en politique internationale.

Le premier engagement raconté par l'auteur concerne le conflit yougoslave, en 1998/1999. Il raconte la poursuite du démantèlement de cet état fédéral, organisée par les Etats-Unis et l'Union européenne. Il revient dans le détail sur la diabolisation de la Serbie et de Slobodan Milosevic, symétrique du silence absolu sur les crimes bosniaques. Comme dans tous les conflits où le couple Etats-Unis / Union européenne est engagé, la couverture médiatique des événements est exécrable : un cheval de propagande pour une alouette d'informations vraies. Tout ce qui risque de ne pas aller dans le sens choisi par l'Euramérique est nié, minimisé. Et cet effet est bien plus vaste que ce que l'on pourrait imaginer : à plusieurs reprises, Frédéric Delorca s'étonne de la pénétration de la désinformation jusque dans des sphères engagées très à gauche - pour ne rien dire de l'état de somnambulisme des grands partis de gauche.


Chercher simplement la vérité est déjà quasiment révolutionnaire. L'auteur, déplorant la diabolisation des serbes, est parfaitement lucide sur Milosevic : il ne s'agit pas de remplacer un mensonge par un autre de sens contraire. Echangeant avec Boris, un correspondant anarchiste serbe, il lit ceci, qu'il finit, au fil des échanges, par approuver : "Nous avons ici en Serbie une liberté d'expression complète et l'autorité de Milosevic n'est pas si brutale que ce que peut-être tu imagines. Il n'est pas - et il se peut que cela t'étonne vu ce qu'en dit la propagande du Nouvel ordre mondial - un dictateur façon république bananière du Tiers-Monde ; c'est seulement un politicien ordinaire, sans intelligence, corrompu et incompétent - par "incompétent" je veux dire incapable de développer une quelconque stratégie au service de l'Etat." Tout au long de son parcours intellectuel, l'auteur essaie ainsi de ne pas oublier la diversité légitime des points de vue et des opinions, afin d'élaborer sa propre position, en conscience. Et c'est une tâche extrêmement difficile, tant le simple établissement des faits est complexe.


Heureusement, internet et le militantisme ont, semble-t-il, facilité le travail collectif.  L'un des aspects intéressants du livre est qu'internet  est à l'occasion de certaines des rencontres intellectuelles et humaines les plus riches de l'auteur. Il a ainsi fait la connaissance de Boris, le jeune anarchiste serbe cité plus haut, sur le site progressiste américain Znet. Par la suite, il ira jusqu'à rencontrer celui-ci à Belgrade.  Comment cependant rendre compte largement de cette expérience ?Entre les débats confidentiels tenus sur internet et l'accès aux média grand public, il y a une barrière invisible et infranchissable. La difficulté consiste ainsi, pour les progressistes désireux de rompre avec les analyses conformistes, à toucher le grand public. Il faut parfois passer par des médiateurs. Delorca a ainsi correspondu avec Bourdieu. Il a aussi compté sur, et été déçu par, celui qu'il appelle  "l'intellectuel engagé" ; célèbre penseur médiatique de gauche, qui très tôt appela à ne pas diaboliser le camp serbe, et attira l'attention sur les crimes des camps opposés. Très vit il se tût pourtant et renonça à soutenir les projets de publication grand public discutés avec l'auteur.


Frédéric Delorca est ainsi comme contenu en deuxième ligne, correspondant avec les plus grands sans jamais parvenir à toucher les masses. Autre essai, abouti mais n'ayant pas recueilli toute l'attention qu'il méritait : l'atlas alternatif (cf. le blog de l'atlas alternatif). Cet ouvrage collectif, paru en 2006, fait le point sur l'ensemble des conflits et tensions sur la planète, avec le souci de recueillir toujours des regards critiques et anti-impérialistes. Le travail de collecte a été fastidieux, l'ouvrage a failli ne pas sortir et n'a recueilli qu'un faible écho. La comparaison avec la publicité frénétique qui a été faite pour la sortie d'échanges narcissiques entre un nouveau philosophe vieillissant et un écrivain réfugié en Irlande pour des raisons fiscales laisse songeur…


On suit ensuite Frédéric Delorca lors du référendum de 2005, ou en Transnistrie. Les sujets ne manquent pas, chaque fois la conclusion est la même. L'ouvrage révèle avec intérêt combien le paysage médiatique français agit d'abord comme un filtre des expressions dissidentes, plus que comme caisse de résonnance de la diversité des points de vue sur les affaires du monde. Il incite chacun à être attentif, à rechercher au-delà des discours convenus, et à contribuer à une tâche que l'auteur lui-même décrit comme modeste : "Tout ce que nous pouvons faire, à un niveau infinitésimal, dans de petits journaux, sur des sites internet insignifiants, c'est montrer que nous ne sommes pas dupes. Que malgré l'immense entreprise marketing de lobotomisation des cerveaux à l'œuvre en Amérique du Nord et en Europe depuis des décennies, le cynisme, l'interventionnisme belliqueux, ne persuadent pas encore tout le monde sous nos latitudes occidentales.."

 

Texte rédigé pour la revue Bastille République Nation


http://www.lalettrevolee.net/article-24827991.html 

 

Par 10 ans sur la planète résistante
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 09:30
Pour mémoire : pessimisme de l'analyse, optimisme de l'action
Frédéric Delorca   10 ans sur la planète résistante
Thélès 2008 /  24 € - 157.2 ffr. / 408 pages
ISBN : 978-2303001151

Frédéric Delorca collabore à Parutions.com
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L’ouvrage est intitulé «essai», on aurait plutôt écrit «mémoires». Il s’agit en effet du récit à la première personne d’une tranche de vie, dix ans de vie militante de l’auteur entre ses 28 et 38 ans. Il s’agit aussi d’un regard particulier, engagé mais honnête (et à notre sens souvent fort lucide) sur le début du XXIe siècle. Il ne s’agit sans doute pas des Mémoires d’outre-tombe, mais l’auteur ne prétend pas avoir écrit autre chose qu’un témoignage vivant et véridique de ce qu’il a vécu pour servir la vérité, celle des valeurs en lesquelles il croit et celle, objective, de faits oubliés ou occultés, ou de situations où le personnel se mêle à la «grande Histoire» et en éclaire les enjeux humains. Le livre est bien écrit et se lit toujours avec intérêt, parfois avec suspens.

De 1998 à 2008, F. Delorca a fréquenté activement divers milieux de la résistance anti-impérialiste et internationaliste, à gauche de la gauche officielle. Issu d’une famille d’ouvriers et de républicains espagnols, F. Delorca a été formé dans le souvenir de la Guerre civile, des brigades internationales et d’un combat sans frontières pour la justice : son pseudonyme ne l’atteste-t-il pas ? Avant la guerre du Kosovo en 1998, sa vie est celle d’un jeune sociologue, doté d’un talent de plume ; réfléchissant sur sa vocation et son admiration pour Bourdieu, qu’il a rencontré, il reconnaît qu’il partage avec son aîné (théoricien de la reproduction des élites) l’expérience du provincial de milieu modeste et du boursier un peu complexé promu au mérite mais mal-à-l’aise dans les élites parisiennes dont il découvre les codes parfois à ses dépens ; cette réflexion sur sa situation passe par les clés de la sociologie et légitime l’engagement social et politique à gauche. Ce positionnement est pour lui non-négociable, car il signifie la foi en un principe d’égalité et de respect de la dignité des plus humbles sans lesquels son action lui semblerait absurde ; le spectre politique des formes de résistances à la domination de classe ou à l’impérialisme, il le comprend de ce point de vue universaliste et rationaliste (socialiste) ; son aventure cependant va lui faire éprouver que par-delà les différends idéologiques, il y a des communions possibles, existentielles et même politiques, à des moments où l’histoire impose de choisir son camp et de manifester des expressions de solidarité avec certaines victimes de «l’ordre mondial», fût-ce en précisant aux intéressés (au moment favorable, avec un mélange de franchise et de tact) les raisons de l’engagement et les réserves.

Passé par Sciences Po, Delorca n’a pas été dupe de l’objectivité de la politologie de l’institution, mais il est encore assez provincial pour ne pas saisir les enjeux des conflits que suscitent après la fin de la Guerre Froide la prétendue instauration du Nouvel Ordre international et l’interventionnisme des puissances, rebaptisé «(devoir d’)ingérence humanitaire». Les dictatures du Sud lui sont antipathiques et le régime de Milosevic en Serbie lui semble relever du même type dégénéré. Il souffre du syndrome français du «ni-ni-sme» qui érige en comble de la morale le refus de choisir entre impérialisme occidental néo-colonialiste et régimes décriés des «États-voyous». Ce refus de choisir («les mains blanches» de Péguy ?), il le remettra en cause de plus en plus, convaincu qu’il faut choisir son camp dans certaines situations, fût-ce, sans illusions, le moindre mal. Un des thèmes du livre est la critique sévère des illusions, de l’hypocrisie ou du confort des intellectuels européens qui ne savent plus ce qu’est subir la guerre sur son sol et qui se complaisent dans le refus scrupuleux de choisir, alors que la vie impose au moins de juger in concreto du sens des événements, des responsabilités, de distinguer agresseur et agressé. A cet égard, la décennie sera le moment d’une prise de distance avec des références de jeunesse : Bourdieu et Derrida notamment ; même Chomsky finit par le décevoir. Passionné de philosophie, amateur de beau style, Delorca est obligé par sa conscience à juger… aussi des modes philosophiques de ses études : structuralisme, déconstruction, esthétisme néo-nietzschéen lui apparaissent devant la dureté du réel comme des positions stériles et égocentriques (des jeux rhétoriques subjectivistes) de petit-bourgeois de la société de consommation et des classes moyennes (en quoi on ne peut lui donner tort).

Il y a peut-être quelque ironie dans le fait que cette évolution vers des conceptions plus «réalistes» et objectivistes, un rationalisme scientifique évolutionniste à l’anglo-saxonne (Carnap, Popper, Chomsky, que lui fait mieux connaître «Le scientifique» belge) aura été conditionnée par la grande Histoire et la passion éthico-politique, domaine où le positivisme logique ne nous semble guère fondateur de sens humain… Mais ce parcours même illustre la dialectique de la recherche vivante de la vérité. Il illustre aussi le rôle que le tragique de l’histoire, quand il est intériorisé, est à l’origine de renversements de pensée et d’engagements existentiels qui changent une vie. Delorca cherche honnêtement une pensée cohérente à la hauteur des défis de l’époque et fait de la crise de notre temps (mais tout temps est de crise) le tamis des idées.

Le tournant, en l’occurrence, c’est la guerre du Kosovo, événement dont on sous-estime encore la portée, alors que la crise de l’été 2008 entre la Géorgie et la Russie en montre les dangereuses virtualités. Le séparatisme kosovar, que l’Union européenne et les États-Unis soutiennent, c’est le principe de l’autodétermination de tout groupe se disant «peuple» quand il veut : un principe érigé en dogme contre celui de l’intangibilité des frontières et du droit des États à leur souveraineté… En 1998, Delorca est comme beaucoup victime de la désinformation de mass media occidentaux partisans sur le sujet et ne réalise pas le sens concret de cette intervention humanitaire de l’OTAN pour obliger la Serbie à abandonner le Kosovo aux séparatistes albanais de l’UCK : Milosevic et les Serbes font figures d’horribles nationalistes (fascistes et génocidaires) contre les braves musulmans albanophones opprimés. Cette caricature des faits (qui doit d’autant plus attirer l’attention que l’islam bénéficie rarement d’une telle bienveillance de l’Occident… évidemment désintéressé), Delorca n’en prend vraiment conscience que par la rencontre de vrais Serbes, qui l’interpellent vivement et remettent en cause une à une ses certitudes de consommateur des media. C’est sur sur un site «chomskyen» américain qu’il rencontre Boris, jeune Belgradois de l’élite serbe, hybride de boyards et de dirigeants communistes, un garçon intelligent et vif qui bouscule les clichés occidentaux sur la Yougoslavie et invite Delorca à venir voir sur place… Le choc des opinions et la résistance en réseau à l’âge d’Internet…

Le livre nous entraîne à la suite de l’auteur en Serbie bombardée mais aussi en France à l’époque de la Seconde Guerre d’Irak, du référendum sur le traité constitutionnel européen et de l’élection présidentielle, on le suit dans ses correspondances Internet (autour des sites d’information alternative qu’il a organisés), ses manifestations pour la Serbie, la Palestine ou l’Amérique latine agressées et aussi dans divers milieux parisiens qu’on peut qualifier de critiques de gauche de l’ordre mondial (chevènementistes, communistes, etc.). On croise divers personnages célèbres dans des réceptions mondaines surréalistes où Delorca est invité et dont il sent le caractère dérisoire ; on rencontre aussi certaines figures moins médiatiques mais plus engagées, qui se veulent théoriciens et animateurs de réseaux pour une résistance sur tous les fronts. Plusieurs sont désignés par des pseudonymes, ce qui permet peut-être d’en parler et de les faire parler plus librement sans les exposer à trop de dommages collatéraux (encore qu’on les devine sous surveillance…) ; l’usage des pseudonymes témoigne d’une démarche psycho-sociologique ; parler en "types" intéresse plus Delorca que raconter des potins ou faire des analyses de personnalité sur ces individus ; le sociologue Delorca voit en eux davantage des incarnations de possibles typiques dans "de circonstances"... Est-ce la raison de ce sous-titre un peu bizarre: "essai" ou ce choix relève-t-il de l’éditeur ?

Le caractère documentaire du livre suscitera forcément la recherche des personnages réels qui se cachent sous les pseudonymes et pour les plus connus l’identification n’est pas très difficile. Le livre a peut-être un défaut (véniel): il est un peu trop rapide et désincarné sur le plan humain et gagnerait à un approfondissement qui lui donnerait plus de densité psychologique. Puisque l’auteur a choisi les types, il nous semble qu’il devrait aller au bout et dramatiser la narration afin d’exprimer plus fortement ce qu’il a à dire de notre époque sous la forme la plus adaptée du témoignage historique qui soit : le roman (d’initiation par exemple). Il y trouverait le droit à la liberté "phénoménologique" pour varier les focalisations et déployer imaginairement les aspects (de l'essence eïdétique, si l'on peut dire) de la chose qu’il veut décrire et mettre en lumière.

Le lecteur profane entre ici dans un petit monde d’hérétiques qui, alternant espoirs et désillusions, luttent contre la Machine, son bourrage de crâne, sa bonne conscience écrasante, et que seule une certaine idée de la dignité de soi et des autres empêche d’abandonner. Certains en souriront peut-être, d’autres diaboliseront l’auteur… Le plus probable est que le silence entourera le livre tant qu’il n’aura pas atteint un public assez nombreux pour inquiéter ceux qu’ils dénoncent. A la limite, c’est une bouteille à la mer : pour témoigner, avec modestie mais sans honte. Pour mémoire et par fidélité aussi envers des amis et des inconnus. Le petit monde des hérétiques n’est peut-être ultra-minoritaire que dans le petit monde des nantis.


Max Lehugueur
( Mis en ligne le 25/11/2008 )
http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=6&srid=63&ida=10064
Par 10 ans sur la planète résistante
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